Anaïs Gauthier rejoint l'IPR en tant que chercheure CNRS

Bienvenue à notre nouvelle collègue en physico-chimie de liquide et d'interfaces!
Anaïs Gauthier

Anaïs est arrivée à l'IPR en janvier 2022 au sein du département Matière Molle en qualité de chargée de recherche CNRS.

Originaire des Hautes Alpes, Anaïs a effectué son doctorat à l’École Polytechnique sur un financement DGA, sur un sujet de physique fondamentale avec un certain nombre d’applications industrielles. Elle a étudié deux techniques qui permettent d’éviter que des gouttes (de pluie ou d’huile) ne mouillent les surfaces : la première est d’utiliser un traitement physico-chimique, et la seconde est d'utiliser un mouvement. Les surfaces en translation s'auto-protègent ainsi grâce à la pellicule d’air qu’elles entrainent, ce qui leur permet de rester sèches si elles vont suffisamment vite.

A l'issue de sa thèse, Anaïs a travaillé au sein d'un service de R&D chez L’Oréal, sur des problèmes de physico-chimie. Après un an, elle est partie au pays Bas, à l'université de Twente pour un premier post-doc de 2 ans durant lequel elle a étudié l’auto-propulsion de particules à la surface de bains qui s’évaporent. 

Anaïs a poursuivi par un second contrat post-doctoral de 2 ans et demi au sein de l’ESPCI à Paris, sur des questions de rhéologie. Elle a développé et utilisé un nouveau type de capteur pour étudier à une échelle locale le rhéo-épaississement, en particulier des suspensions de Maïzena.

En 2021, pendant sa cinquième année de post-doctorat, Anaïs est lauréate d'un concours de chargée de recherche CNRS. Au sein du département Matière Molle, elle travaille principalement avec Isabelle Cantat, Arnaud Saint-Jalmes et Marie-Caroline Jullien. Elle étudie comment des suspensions de particules non-browniennes peuvent se bloquer et se débloquer en y ajoutant une petite fraction de particules magnétiques, qui vont agiter le système de l’intérieur. Anaïs a également choisi de s'investir pour le collectif puisqu'elle vient d'être élue au sein du Conseil d'unité de l'IPR.