Archives de l’auteur : Céline THEBAULT

Séminaire OSUR / IPR : Tatyana Chesnokova “Atmospheric radiative transfer simulation for spectroscopic detection of greenhouse gases and air pollutants”.

DATE : Jeudi 27 Avril 2017 à 14 h00 – Salle des conférences de l’OSUR

Intervenante : Tatyana Chesnokova de l’Université de Tomsk, Russie

Résumé:
Last three decades have been the warmest ones for the Earth’s surface since 1850 that was caused by an increase of greenhouse gases concentration in the atmosphere. The spectroscopic measurements of the atmospheric content of greenhouse gases and air pollutants are discussed. The accuracy of the atmospheric gases retrieval depends on initial spectroscopic information on absorption line parameters and cross-sections of the atmospheric gases used in the atmospheric radiative transfer simulations transfer. An analysis of quality of modern spectroscopic information in different spectroscopic databases is carried out and its impact on the atmospheric radiation calculation is estimated. The laboratory and atmospheric spectra of the gases are considered in the near infrared and UV spectral regions. The methods of high resolution Fourier spectrometry were used. The calculations of the atmospheric transfer of solar and thermal radiation are presented.

Contact :   Gisèle EL DIB /Institut de Physique de Rennes – Département Physique Moléculaire / gisele.eldib@univ-rennes1.fr

Publié dans Actualités, Physique Moléculaire | Commentaires fermés sur Séminaire OSUR / IPR : Tatyana Chesnokova “Atmospheric radiative transfer simulation for spectroscopic detection of greenhouse gases and air pollutants”.

Conférence IPR Françoise COMBES : « Les trous noirs super-massifs trop gloutons »

DATE : Mardi 02 Mai 2017- 12h15 – Le Diapason

Toutes les galaxies abritent en leur centre un trou noir super-massif, de masse
comprise entre un million et quelques milliards de masses solaires. Il existe un rapport de proportionnalité entre la masse de ces trous noirs et la masse du bulbe des galaxies, ce qui fait penser que la formation des étoiles et l’alimentation des trous noirs se produit simultanément, en quelque sorte les galaxies et leurs trous noirs croissent en symbiose.

Lorsque du gaz tombe vers le centre de la galaxie, le trou noir en avale le plus possible,
mais la masse qu’il peut absorber est limitée. La chute de matière sur le trou noir
libère une quantité considérable d’énergie, sous forme de rayonnement, et aussi
sous forme d’énergie cinétique. Le noyau de la galaxie devient actif, soit
un noyau de Seyfert, soit un quasar. Les vents et jets de plasma émis par le trou
noir entraînent le gaz interstellaire environnant. Des flots de gaz moléculaire ont
récemment été détectés autour des noyaux actifs, emportant tellement de masse qu’ils peuvent avoir un impact significatif sur l’évolution de la galaxie hôte, enrégulant ou stoppant même l’approvisionnement en gaz pour la formation des étoiles.

Les trous noirs gloutons en recrachant leur nourriture, régulent la formation des étoiles.
Nous détaillerons ces phénomènes, peut-être à l’origine de la proportionnalité entre masses des trous noirs et des bulbes.

Publié dans Actualités, Conferences IPR, En Une | Commentaires fermés sur Conférence IPR Françoise COMBES : « Les trous noirs super-massifs trop gloutons »

22 Avril 2017 : Marche citoyenne pour les Sciences

L’IPR s’associe pleinement à la Marche citoyenne pour les Sciences, qui rassemblera toutes celles et ceux qui considèrent comme des enjeux essentiels dans notre démocratie « la reconnaissance de la démarche scientifique fondée sur la collecte, la vérification, et l’analyse rationnelle de faits, ainsi que la garantie de l’indépendance de cette analyse vis-à-vis des pouvoirs en place ».

Visuel "Marche pour les sciences" - détail

Initiée par des scientifiques américains pour faire face à « de nouvelles politiques [qui] menacent d’entraver davantage la capacité des chercheurs à mener à bien leurs travaux et à diffuser leurs résultats », la Marche pour les Sciences (March for Science) aura lieu le 22 avril 2017 dans plus de 400 villes à travers le monde.

L’Université de Rennes 1 s’associe pleinement à cette initiative.
À Rennes, une Marche est organisée à l’initiative des doctorants de l’association LUCA (école doctorale vie-agro-santé).
Rendez-vous à 14h30 le samedi 22 avril 2017, devant l’Espace des Sciences,
10 cours des Alliés à Rennes.

Soutien massif des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche

Dans un communiqué de presse en date du 20 février 2017, les présidents de la Coordination des universités de recherche intensive françaises, du CNRS, de l’Inserm, de l’INRA, d’Inria et du CEA ont annoncé leur soutien :

« En tant que dirigeants d’opérateurs publics de recherche, nous souscrivons à l’idée que la science est un processus et non un produit, un outil de découverte qui nous permet d’approfondir et d’affiner sans cesse notre connaissance de l’univers. Confrontés nous aussi à des budgets contraints, nous partageons la conviction que les restrictions budgétaires et le gel des recrutements vont à l’encontre de l’intérêt des Nations. C’est pourquoi nous soutenons pleinement l’initiative de cette marche citoyenne pour les sciences ».

Depuis, le soutien à la Marche s’est encore étendu. Aujourd’hui, plus de 80 organisations, établissements et associations soutiennent la Marche dont : 10 organismes de recherche ou grands instituts, près d’une trentaine d’universités et de regroupements universitaires, plus de 30 sociétés savantes, des journalistes et blogueur·euse·s scientifiques, plus d’une dizaine d’associations acteurs des relations sciences et société, 3 associations de défense de l’environnement, etc. Enfin, un nombre important d’unités de recherche a rejoint le mouvement.

Publié dans Actualités, En Une | Commentaires fermés sur 22 Avril 2017 : Marche citoyenne pour les Sciences

« Le festival *Pint of Science* revient à *Rennes* pour une *deuxième édition*!

Pour ceux qui ne connaitraient pas le principe de ce festival, quelques petits rappels s’imposent:

Le principe : provoquer des rencontres entre les chercheurs et la population dans des environnements « différents » afin de démystifier la recherche et la rendre « plus cool » !
Les conférences sont assurées par des « chercheurs/experts/passionnés«  issus des « environs de Rennes« , dans un format court *vulgarisé* (2×30 min + intéraction avec le public + quizz), le tout dans un « cadre détendu« .
Ce festival est présent cette année dans 32 villes en France (19 l’an passé), mais aussi à l’international!
Le tout, « organisé » par des bénévoles qui sont pour la majeure partie des « étudiants/doctorants »!

Pour cette nouvelle édition, de nombreux changements ont eu lieu:
1. Le festival se déroulera du 15 au 17 mai 2017.
2. Dans *5 bars* différents.
3. Abordants des sujets de recherches répartis sur *5 thèmes *(Des
Hommes Aux Civilisation, Des Atomes aux Galaxies, Planète Terre,
Notre Corps & Star Tech)!
4. Le tout avec un *accès gratuit* rendu possible grâce à nos
partenaires (dont l’*IPR*)!
5. Enfin l’IPR y sera représenté de part la participation de nos
collègues  : Eric Collet et Laurent Guérin !

Pour ce qui est de l’inscription à l’évènement, pas de changements! Il vous suffit de vous rendre sur le site de *Pint Of Science Rennes*, de choisir votre soirée, de vous y inscrire… Et le tour est joué!

 https://pintofscience.fr/events/rennes

Si l’aventure vous (re)tente, ne tardez plus!
Le nombre de places est limité!
En espérant vous y voir nombreux!

 

Publié dans Actualités, En Une, Événements, Grand Public | Commentaires fermés sur « Le festival *Pint of Science* revient à *Rennes* pour une *deuxième édition*!

Séminaire Théorie et Simulation: Patrice Malfreyt « Simulation moléculaire des interfaces »

DATE : le vendredi 28 avril 2017 à 14h en salle 50 (bat. 11B)

Les premières simulations de systèmes interfaciaux ont débuté en 1974 sur une interface plane de fluide Lennard-Jones (LJ). En 2017, des travaux sont encore publiés sur la méthodologie de simulation des interfaces planes. Il a fallu attendre plus de quarante ans et l’arrivée de calculs intensifs pour mettre au point les protocoles de simulations de systèmes hétérogènes.

Des illustrations de quelques effets de dépendances du calcul de la tension superficielle de fluide Lennard-Jones vous seront présentées (effets de taille, de troncature, importance des corrections à longue distance due à la troncature du potentiel, potentiel à deux corps) sur des interfaces liquide vapeur de corps purs. Quelle est la température maximale que l’on peut simuler proche du point critique avec des méthodes qui modélisent l’interface ? La réponse à cette question passe par le développement de simulations de tailles de systèmes importantes. On peut désormais apporter une réponse et approcher le point critique, zone où l’interface fluctue énormément. Des exemples de simulations vous seront présentées dans cette région critique.

Des simulations de systèmes binaires permettront de montrer le caractère prédictif de ces simulations sur la dépendance en pression de la tension interfaciale sur des systèmes eau-gaz acides, eau-alcanes, alcanes-gaz acides. Un potentiel polarisable a été testé sur la capacité à rendre compte de l’évolution de la tension interfaciale de solutions saline en concentration de sels. 

On complétera cette présentation sur le calcul de la tension superficielle d’interfaces cylindriques et sur l’utilisation de potentiels gros grains pour la modélisation d’interfaces plus complexes de type eau-huile-tensio-actifs.

Intervenant :
Patrice Malfreyt, Professeur à l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (ICCF UMR CNRS 6296)

 

Publié dans Actualités, Départements, Nanosciences, Séminaires Matériaux-Nanosciences | Commentaires fermés sur Séminaire Théorie et Simulation: Patrice Malfreyt « Simulation moléculaire des interfaces »

Séminaire Roman BERTONI : Experiment triggered by theory vs Theory triggering experiment.

DATE : 24 avril 2017 à 14h00 – Salle 120

The interaction between experimental physics and theory is rather complex, but when in gear they can open up entire research fields. I will discuss two opposite cases of scientific work where theory and experiment were interacting and showing that scientific coherence can emerge from these duals works. In the first case, the experiment was performed as a verification of a complex ab-initio modelization. Indeed, time resolved electron diffraction was used to investigate the complex electron lattice interactions in metals and compared the extracted values to the ab-initio calculations. In the second case, simulation was used to support an experimental result. We recently demonstrate the occurrence of self-amplification in prototypical molecular materials upon photo-excitation. Thanks to a recently developed Monte-Carlo model solving mechano-elastic interactions, the main experimental result was reproduced leading to the clear identification of the main parameters at play.

Publié dans Départements, Nanosciences, Séminaires Matériaux-Nanosciences | Commentaires fermés sur Séminaire Roman BERTONI : Experiment triggered by theory vs Theory triggering experiment.

« Physics » – Highlights of the Year : Une machine expérimentale perce les secrets des bulles de savon

L’article traitant de la formation de bulles de savon publié dans le journal Physical Review Letters en 2016 avait été sélectionné pour être «le choix de l’éditeur », il avait été couvert par un communiqué de presse CNRS national et avait été repris par le journal en ligne «Physics» (https://ipr.univ-rennes1.fr/archives/9030)  : cet article vient d’être sélectionné par ce journal dans le top huit de ses «histoires favorites de 2016» parmi plusieurs centaines d’autres articles repris dans «Physics».

Physicists Perfect the Art of Bubble Blowing

Apropos for a year-end list, here’s a toast to something bubbly. Inspired by children at the playground, researchers from the CNRS and the University of Rennes I in France reported how they set out to understand the physics behind bubble blowing (see Focus: Physics of Blowing Bubbles). The scientists built a bubble-blowing machine that let them control the speed of a gas jet striking a meter-high soap film—the equivalent of a giant bubble wand. As lay bubble-blowers might have guessed, bubbles only form above a threshold jet speed, and they develop at lower speeds for wider jets. But the group also found that the film’s thickness doesn’t matter. Their apparatus might be useful for classroom demonstrations of the physics of bubbles, which appear in suds and even in models of cosmology. For us, the French team’s experiment is simply a lovely tale of physics research being influenced by everyday surroundings.
Lien : https://physics.aps.org/articles/v9/151?utm_source=email&utm_medium=email&utm_campaign=spring2017-newsletter

Communiqué de presse du 19 FEVRIER 2016 :

Il arrive parfois que des phénomènes qui sembleraient, a priori, bien connus gardent une forte part de mystère. La manière dont se forment les bulles de savon n’avait ainsi jamais fait l’objet d’études scientifiques poussées, malgré les nombreuses applications qui nécessitent une production, ou au contraire une absence, de bulles. Une équipe de chercheurs du département Matière molle de l’Institut de physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1) s’est penchée sur la question et a développé en laboratoire une machine à bulles auto-entretenue. Les chercheurs sont ainsi parvenus à déterminer la vitesse minimale à laquelle il convient de souffler sur un film de savon pour former des bulles, dans différentes conditions expérimentales. Ces travaux, qui permettraient d’optimiser divers procédés industriels, sont publiés le 19 février 2016 dans la revue Physical Review Letters.
De nombreux phénomènes naturels et procédés industriels nécessitent la formation de films liquides minces, pour la production de mousses par exemple. D’autres processus impliquent au contraire d’empêcher l’apparition de bulles, en particulier pour la fabrication de verres et le dépôt de couches liquides sur plaques ou sur fibres. Afin de pouvoir étudier en laboratoire la formation de bulles de savon, les chercheurs ont développé une machine à bulles expérimentale capable de conférer aux films de liquides minces une très grande durée de vie.
Une cuve placée en hauteur y laisse couler un fluide savonneux entre deux fils de nylon tendus. Le liquide s’écoule par gravité, puis est pompé pour revenir dans la cuve. Lorsque les deux fils, d’environ un mètre de long, sont éloignés l’un de l’autre, ils forment un film rectangulaire de liquide savonneux. Une « bouche artificielle », constituée d’une aiguille connectée à un régulateur de pression, permet de mimer le souffle humain. À basse vitesse, le jet de gaz déforme le film et crée une cavité qui s’affine lorsque la vitesse du gaz augmente, jusqu’au seuil de formation des bulles. Ces phénomènes rapides, difficilement discernables à l’oeil nu, sont révélés en filmant l’expérience avec une caméra à haute vitesse.
Les chercheurs ont ainsi pu modéliser les résultats obtenus en fonction des différentes configurations expérimentales. Ils ont identifié les facteurs physiques clefs contrôlant la vitesse minimale à laquelle il convient de souffler, sur un film de savon, pour générer des bulles. L’équipe a également caractérisé l’influence de la distance séparant la « bouche » du film pour former une bulle, puis constaté que la vitesse d’écoulement et l’épaisseur du film d’eau savonneuse n’avaient pas d’impact sur la production des bulles dans les conditions étudiées.
Ces travaux rendent ainsi possible l’obtention d’excellentes données de mesures de taille et de fréquence de formation des bulles. Elles pourraient ainsi permettre d’optimiser divers procédés industriels.
Une machine expérimentale perce les secrets des bulles de savon
Des vidéos sont disponibles auprès d’Alexiane Agullo : 01 44 96 43 90 / alexiane.agullo@cnrs-dir.fr
Court-métrage de vulgarisation scientifique « Les Bulles de savon » :
Réalisée en 2014 par Louis Salkin (premier auteur de cet article, alors doctorant à l’Institut de physique de Rennes), cette vidéo a remporté la même année à Rennes le 1er prix du jury du Festival Sciences en cour[t]s.
Bibliographie
Generating soap bubbles by blowing on soap films. Louis Salkin, Alexandre Schmit, Pascal Panizza, and Laurent Courbin. Physical Review Letters, le 19 février 2016.
Contacts
Chercheur CNRS – UMR 6251 – IPR –  Laurent COURBIN
02 23 23 57 31 l laurent.courbin@univ-rennes1.fr
Presse CNRS l Alexiane Agullo l T 01 44 96 43 90 l alexiane.agullo@cnrs-dir.fr
(a) Evolution typique de la cavité créée dans un film lorsque la vitesse du gaz Vg croit et est inférieure à la valeur minimale de création de bulles Vc. (b) Des bulles se forment lorsque Vg est plus grande que Vc.
© L. Salkin et al., Phys. Rev. Lett. (2016). Institut de physique de Rennes (CNRS/Université Rennes 1)

Cet article a été sélectionné pour être « le choix de l’éditeur » , et il a été repris par le journal en ligne « Physics Focus » /https://physics.aps.org/PhysRevLett.116.077801

Lien vers l’article de la  « Physical review Letters »
https://journals.aps.org/prl/accepted/7c078Y66U311bb50a421327709746b5d8d4b31d94

Lien vers Bulles_Ouest-France-20-02-2016l’article du journal Ouest-France :
Bulles_Ouest-France-20-02-2016

Publié dans Actualités, Matière molle | Commentaires fermés sur « Physics » – Highlights of the Year : Une machine expérimentale perce les secrets des bulles de savon

Respiration d’un matériau poreux induite par l’application d’un champ électrique : Application à la séparation complète de gaz.

Les matériaux de type Metal-Organic Frameworks (MOFs) sont des matériaux poreux présentant des pores nanométriques. Parmi l’ensemble de leurs propriétés physico-chimiques leur flexibilité est celle qui leur confère une caractéristique physique unique. En effet, la modulation de la forme et de la taille des pores offre un terrain fondamental unique dans l’étude des transitions de phases et permet d’envisager de nouvelles approches en terme d’adsorption et de séparation de gaz [1].

La respiration (« breathing effect ») est probablement l’effet le plus spectaculaire de ces matériaux. Il s’agit d’une transition structurale réversible induite par des stimuli externes et/où internes. Parmi ces matériaux la MIL-53 (Materials of Institut Lavoisier ; découvert pat G. Férey, médaille d’or du CNRS 2010) est celui qui a reçu le plus d’attention et il est à présent considéré comme étant un matériau modèle dans l’étude du processus de respiration [2]. La MIL-53(Cr) est capable de subir une contraction (forme fermée)/expansion (forme ouverte) réversible induite par adsorption de molécules, par la pression, par la température et par la lumière provoquant ainsi une variation de volume de l’ordre de 40% (voir Figure 1).
Bien que l’application d’un champ électrique soit bien connue pour induire des transitions de phases, ce stimulus n’a jamais été considéré dans l’étude du processus de respiration et de son application.
En utilisant une méthode développée récemment combinant simulations de type dynamique moléculaire et Monte Carlo dans l’ensemble osmotique [3] une équipe de physico-chimistes a montré pour, la première fois, que le processus de respiration dans la MIL-53(Cr) pouvait être induit par un champ électrique (Figure 1). Tandis qu’une hystérèse et une transition du premier ordre sont observées sur le matériau à vide la transition devient continue et sans hystérèse sous adsorption de CO2 et CH4. Par ailleurs, ces chercheurs ont démontré que la MIL-53(Cr) pouvait maintenir sa forme fermée durant l’adsorption entrainant une séparation complète de CO2 sur le CH4 par exclusion de taille. Ces transitions électriquement stimulables fournissent ainsi les bases de nouvelles applications dans les technologies de séparation et d’adsorption.

Figure 1 : Illustration de la transition de phase électriquement stimulable dans la MIL-53(Cr) en présence de CO2 et de CH4. Les formes ouverte (LP=large pore) et fermée (narrow pore) sont représentées.

[1] S. Krause et al., A pressure-amplifying framework material with negative gas adsorption transitions. Nature 2016, 532, 348−352.
[2] Serre et al. Very High Breathing effect in the First Nanoporous Chromium(III)-based Solids: MIL-53 or Cr(OH).O2C- C6H4-CO2. HO2C-C6H4-CO2Hx.H2Oy. J. Am. Chem. Soc. 2002, 124, 13519−13526.
[3] Ghoufi, A.; Maurin, G. Hybrid Monte Carlo Simulations 458 Combined with a Phase MIxture Model to Predict the Structural Transitions of a Porous Metal-Organic Framework Material upon Adsorption of Guest molecules. J. Phys. Chem. C 2010, 114, 6496.

Contact : Aziz GHOUFI, Dépt Matériaux Nanosciences, IPR (aziz.ghoufi@univ-rennes1.fr)

 

Publié dans Actualités, Départements, Nanosciences | Commentaires fermés sur Respiration d’un matériau poreux induite par l’application d’un champ électrique : Application à la séparation complète de gaz.

MT180 : 2 prix pour Théany TO !

Félicitations à Théany  : lors de la finale interrégionale de l’Université Bretagne-Pays de la Loire, il a remporté ce mardi 4 avril 2017, les prix des réseaux sociaux et du public.

Theany To effectue ses travaux de thèse à l’IPR au sein du Département Mécanique et Verres .
Ses recherches, telles qu’il a exposé en 180 secondes, consistent à casser les matériaux préparés par les autres doctorants du laboratoire pour en mesurer la ténacité.

Vidéo : « Comportement mécanique de verres et de composites à matrice vitreuse innovants – Fissuration, ténacité et résistance »
https://www.youtube.com/watch?v=9bE5haLaQFs

Lire la suite :
https://www.univ-rennes1.fr/actualites/05042017/mt180-finale-interregionale-prix-du-public-et-des-reseaux-sociaux-pour-theany

Publié dans Actualités, Mécanique et Verres | Commentaires fermés sur MT180 : 2 prix pour Théany TO !

Offre de stage M1 – 2e Année École Ingénieur – Photonique pour la biologie

Développement d’un microscope à sensibilité polarimétrique par brisure
d’orthogonalité pour l’étude de la dynamique de l’architecture intracellulaire.

La microscopie optique est un outil indispensable pour la caractérisation des objets biologiques. Cependant, ces objets étant généralement transparents, différentes stratégies ont été proposées pour augmenter le contraste des images obtenues. La plus classique est probablement la microscopie de fluorescence qui permet de gagner en contraste et spécificité mais nécessite de marquer les structures d’intérêt. Des approches sans marquage existent comme la microscopie à contraste de phase ou la microscopie de génération de second harmonique mais elles sont souvent peu spécifiques ou complexes à mettre en oeuvre. Une propriété marquante de nombreuses structures biologiques est leur anisotropie, de telles structures ayant la capacité de modifier les propriétés de polarisation de la lumière. Les travaux récents menés au sein du département Optique et Photonique de l’Institut de Physique de Rennes ont abouti au développement d’une méthode permettant d’analyser l’effet d’un échantillon sur les propriétés de polarisation d’un faisceau lumineux sonde avec une résolution temporelle et une sensibilité très supérieures aux méthodes précédentes.
L’objectif de ce stage est d’intégrer cette méthodologie à un système d’imagerie confocale présent sur la plateforme MRic d’imagerie pour le vivant de l’Université de Rennes 1 dans le but de réaliser des images de contraste polarimétrique sur différents types d’échantillons biologiques. Une fois que cette modalité d’imagerie sera opérationnelle au sein de la plateforme d’imagerie, ce stage aura pour but de mener à bien des expériences de preuve de concept sur des échantillons biologiques bien caractérisés et d’analyser notamment la signature polarimétrique de structures intracellulaires telles que les réseaux d’actine et de microtubules ou la chromatine. L’association de l’expertise des physiciens de l’IPR et à celle des biophysiciens de l’Institut de Génétique et Développement de Rennes (IGDR)/Biosit permettra d’assurer un encadrement de stage optimal pour le succès de ce projet à caractère fortement interdisciplinaire. Ce stage permettra au candidat
d’approfondir ses connaissances en microscopie biologique, en optique physique, instrumentation et biologie cellulaire.
De bonnes connaissances en imagerie optique ou une bonne pratique de l’imagerie biologique sont requises. Le goût pour l’interdisciplinarité sera un atout pour la candidature.
Durée :2-4 mois (Master 1 -M1 – 2e année école ingénieur)
Localisation : Ce travail de stage sera mené principalement dans les locaux de l’IGDR/Plateforme BIOSIT, avec des interactions nécessaires avec les chercheurs du département Optique & Photonique de l’IPR.
Encadrants de stage & contacts :
– Tramier Marc, Responsable scientifique Plateforme Mric, Institut de Génétique et Développement de Rennes, marc.tramier@univ-rennes1.fr 02 23 23 54 87
– Fade Julien, Département Optique & Photonique, Institut de Physique de Rennes, julien.fade@univrennes1. fr 02 23 23 52 15

***************

Internship subject (Master’s degree)

Polarimetric imaging by orthogonality breaking for intracellular architecture
dynamics investigation. Optical microscopy is a indispensable tool for characterizing biological objects. However, these objects are generally transparents, and thus different strategies have been proposed to increase the constrast in the images. The most classical strategy is probably fluorescence microscopy which allows gain in contrast and specificity, but which requires labelling the structures under investigation. Marker-free techniques also exist, such as phase contrast microscopy or secondharmonic generation microscopy, but they are often poorly specific or quite complex to implement.
A specific property of many biological structures is their anisotropy, which results in modifications of light polarization when a light beam interacts with the sample. Recent works carried out in the Optics and Photonics Department of the Institut of Physics of Rennes have led to the development of a new technique able to analyze the influence of a sample on the polarization properties of a light beam, with a temporal resolution and a sensitivity overcoming other existing methods.
The objective of this internship is to implement this methodology into a confocal imaging system in the Mric Platform (microscopy platform in University of Rennes 1), in order to be able to perform polarimetric contrast microcopy images on various types of biological samples. Once the system will be operating, the main objective of the internship will be to analyze the images obtained on well-characterized biological structures, and analyze the polarimetric signature of intracellular  structures such as actin networks, microtubules or chromatin. The expertise of the physicists from
IPR and of the biophysicists from the Institute of Genetic and Developement of Rennes (IGDR)/Biosit will ensure optimal supervision of the internship to guarantee the success of this interdisciplinary project. This internship will allow the candidate to deepen its understanding of biological microscopy, optical physics, instrumentation and cellular biology. Good skills in optical imaging or an experience in biological imaging are required. Interest in interdisciplinary topics will be an asset for the candidate.
Duration : 2-4 months (Master’s degree)
Location : This work will be mainly conducted at IGDR/BIOSIT Platform (Villejean Campus, Rennes), with strong interaction with researchers from the Optics & Photonics departement of IPR (Beaulieu Campus, Rennes).
Supervision & contacts :
– Tramier Marc, Institut de Génétique et Développement de Rennes, marc.tramier@univ-rennes1.fr 02 23 23 54 87
– Fade Julien, Optics & Photonics department, Institut de Physique de Rennes, julien.fade@univ-rennes1.fr
02 23 23 52 15

Publié dans Départements, Optique, Stages et projets | Commentaires fermés sur Offre de stage M1 – 2e Année École Ingénieur – Photonique pour la biologie